Le loup – chapitre 5

Chapitre 5

Le premier dîner

Marie emprunta la petite route forestière vers un petit village au Nord de la ville d’Östersund, quelques kilomètres restaient et les trous firent la voiture sauter. Un pont en pierre et Jan avait dit que sa maison se trouvait sur la droite après le pont, elle chercha un panneau indiquant le nom de la maison, qui était Solbacken, ce que Jan avait dit sur le nom n’étonnait même pas Marie, la maison fut auparavant nommée Skogsstugan, mais Jan s’est décidé à changer de nom au décès de sa femme, la mère de Martin était une femme extraordinaire, originaire de Santiago, de Chili. – La casa del sol. Marie murmura dans la langue natale de la mère de Martin. – Una vida… Bien, je me souviens de mon séjour au Chili. Puis elle vit le panneau et le petit soleil avec ses rayons sur une maison, elle y tourna à droite en ralentissant. Elle vit la Ford Mustang devant une maison rouge, une rampe devant la porte qui était modifiée, les chiens qui aboyaient derrière la maison, elle jeta un regard à la direction des chiens, des Huskys. Jan sortit par la porte et leva sa main droite, souriant se rendit-il à Marie qui se garait à côté de la Mustang. Elle regarda à l’alentour et les chemins de pierres permettaient à Martin de se déplacer plus facilement. – Comme un manoir…

Jan regarda Martin, qui parla aux chiens. – Il adore les animaux, fan du loup. Jan parla d’un ton mélancolique. – Il me rappelle de sa mère, la même passion. Mais viens, je vais te présenter aux chiens.

Marie sourit en regardant Martin, elle se baissa pour prendre le sachet au sol du côté passager. – Au plaisir,  mais j’ai un cadeau pour lui.

– Bien, il en sera content. Jan sourit.

Ils partirent pour se rejoindre à Martin, qui leva son regard en attendant les pas de Marie, un grand sourire sur ses lèvres. – Marie !

Marie s’assoit à côté de Martin qui l’embrassa, un câlin infantile, juste un signe d’affection qu’uniquement un enfant peut donner. Marie sentit des larmes couler sur ses joues, des larmes de joie.

– Ce sont les miens ! Une fierté nette et claire dans la voix de Martin.

– Ce sont les tiens, présentes-moi donc à tes amis. Marie sourit.

– Bien, tu vois le noir, c’est Luka, le gris, au faîte c’est une chienne, elle s’appelle Maja. Les autres gris sont ses chiots. Ben, ils sont jeunes.

– Et le petit noir ? Marie pointa à la direction d’un chien qui resta sur sa distance.

– C’est Mia, après maman. Martin pleura en regardant la chienne.

Jan mit ses mains sur les épaules de Martin. – Tiens, tu n’as pas besoin de pleurer, elle y est, te surveillant. Elle est un ange maintenant.

Marie sourit et tint la main de Martin dans les siennes. – Comment s’appelle-t-elle ?

– Ana-Maria, elle me manque…

– C’est normal, mon père est mort et il me manque, mais sache qu’elle a donné vie à un merveilleux garçon, toi ! Et j’ai un cadeau pour toi.

– Un cadeau ? Pour moi ?

– Ne sois pas surpris, mais ton père a dit que tu souhaites devenir photographe animalier, donc te voilà, un premier pas. Marie rendit le sachet à Martin qui l’ouvra soigneusement.

– Un reflex ! Merci ! Martin sourit et il pleurait de joie, il se jeta dans les bras de Marie en tenant son nouvel appareil photo dans la main, le Canon EOS 600 D sur l’emballage brilla aux rayons de soleil.

Jan regarda Martin et sourit. – Bien, tu es mon petit photographe. Il se tourna vers Marie. – Merci beaucoup ! Que puis-je te dire ?

– Rien, un simple merci suffit.

– Viens, je vais te montrer ma chambre. Martin se déplaça rapidement vers la rampe et s’arrêta parfois pour s’assurer que Marie lui suivait.

Marie le suivit et l’intérieur de la maison fut bien aménagé aux besoins de Martin, qui entra par une grande porte au fond de couloir, il fît un geste à Marie de le suivre. Marie regarda rapidement les tableaux et photographies sur les murs, une photo avec Ana-Maria tenant son fils dans ses bras surprenait Marie, sa mère n’avait pas de cheveux et elle était maigre, mais elle sourit envers Martin qui avait cinq ans sur la photo, qui pleurait à ce moment-là. Mais Marie partit rapidement à la chambre appartenant à Martin, elle y trouva un ordinateur et sur le mur au-dessus du lit trouvait-elle un portrait en noir et blanc de la mère de Martin, souriante devant une église en Amérique du Sud. Une alarme se trouvait sur une poignée.

– Comment trouves-tu ma chambre ?

– Jolie, elle est jolie.

– Tu vois, les couleurs de la forêt et de la mer, que j’aime bien.

– Oui, c’est clair. Donc tu aimes la nature.

– Je veux devenir photographe, ou biologiste…

– Je l’espère, mais j’entends ton papa.

Jan entra sa tête par la porte. – Bien, le dîner est servi, venez au salon.

Un peu plus tard au salon, qui était également bien adapté à Martin, il y eut des tableaux d’Amérique du Sud. Un sofa jaune qui était bien avec les murs verts. À table Jan regarda Marie qui coupa son entrecôte, une sauce de champignons de Paris. – J’ai menti, au moins à moitié, ce n’est pas vraiment de la cuisine française.

– Ce n’est pas grave, c’est excellent. Marie savoura la sauce bien équilibrée.

Les rayons de soleil entrèrent par les fenêtres derrière Marie, elle ressentit la chaleur. Jan sembla être content de la présence d’une femme à la maison, qui parla à mi-voix à Marie. – Il y a tant d’années depuis son départ, ou son décès, qu’on a eu de la visite d’une femme.

– Mais j’aime bien votre maison. C’est bien aménagé et il y a de jolis tableaux.

– Bien, la plupart des tableaux sont peints par des artistes chiliens, je ne me souviens même pas de leurs noms. C’est Ana-Maria, sa mère, qui les a amenés.

Martin avec ses grands yeux marrons regarda les mains de Marie, qui tapota légèrement avec ses doigts sur la table, une mélodie que sa mère chantonnât souvent, El condor pasa. Martin s’imaginât un condor qui survolât les Andes, qui surveilla les lamas aux sommets.

La voix tendre du père de Martin. – Allô, la Terre appelle Martin !

– Pardon, mais cette mélodie… Martin n’acheva pas sa phrase.

– El condor pasa ? Bien, j’ai travaillé en Argentine et au Chili, mais j’ai passé un long séjour en Colombie.

– Donc tu parles espagnol ? Jan demanda d’un ton curieux.

– Señor, je m’en débrouille.

Martin avait un gros sourire sur lèvres en regardant Marie se confier à son papa, elle savoura un vin chilien. Martin savoura son dessert, une tarte aux fraises. Il vit le temps se changer, le ciel bleu était soudain nuageux et la pluie commença. Jan décida à inviter Marie à passer la soirée chez eux, pendant la pluie. – Il pleut, que dirais-tu de passer la soirée ici ?

– Bien, j’ai promis de montrer mes photos.

Elle chercha son sac-à-main avec le disque, un DVD-rom qu’elle avait préparé. Elle l’inséra dans l’ordinateur connecté à un projeteur qui montrait les images sur le mur. Une photographie d’une louve qui lava son louveteau attira l’attention de Martin. Il la regarda et le regard de la louve le rappelait de sa mère. – Où est la photo prise ?

– C’était en Russie, plus précis en Sibérie, la toundra et les pins qui les entouraient, une nature fascinante, mais les mêmes pins trouve-t-on ici.

– Le fleuve, il n’y a pas de fleuves… Martin étudia la photographie.

– Bien sûr, mais plus au Nord de la Sibérie. Il était un été très chaud après un hiver rude, les indigènes m’ont guidée. Ils sont comme nos Sami, ils élèvent leurs rennes, mais les compagnies pétrolières détruisent leur terre. Tu sais ce que le pétrole est ?

Martin hocha tranquillement sa tête et Jan impliqua. – Bien c’est des détails, mais continuons, j’ai hâte de voir les photos de Chili.

La pluie continua et Jan partit à une chambre avec un oreiller et un drap, il y eut de bruits d’un lit qu’il déplaça. Puis il ressortit. – Marie, j’ai préparé la chambre de notre honorable visite. Jan fît un geste d’élégance et d’aristocratie pour inviter Marie.

Marie se rendit à la chambre et trouvait un lit en bois, un tableau d’un élan dans une forêt. Une garde-robe simple, où Marie mit son sac. Elle jeta un regard à Martin, qui regardait les photographies. Elle sourit en voyant la dernière photographie apparaître avec le texte : Ceci est pour toi, cher Martin ! Martin prit soigneusement le disque dans ses mains, il sourit un chaleureux sourire de joie, il rentra dans sa chambre et s’enferma et le bruit de son ordinateur signala qu’il regardait encore les photographies, puis Jan y entra et Martin se rendit soudain aux toilettes avec son père derrière le fauteuil roulant. Son père restait à la porte et attendit le signe de Martin pour l’aider avec sa toilette. Il aida son fils à se déshabiller et mettre le pyjama, ils passèrent Marie, Martin parla à basse-voix à son père, qui répondit. – Bien, je l’aime bien…

A propos mariadesuede

Je suis d'origine suédoise, des racines en Wallonie et en Italie. Mon plus grand intérêt est la vie sauvage et je souhaiterais essayer de sauver les animaux menacés de l'extinction.
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Un commentaire pour Le loup – chapitre 5

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